Notre  histoire


                        La catastrophe nucléaire de Tchernobyl s’est produite en 1986                       

                                                       le 26 Avril à 1 heure 23

L’absence d’information, la volonté de l’URSS de cacher la vérité  ont intrigué des journalistes français.

A leur retour, inquiets et effrayés de ce qu’ils avaient vu, ils décidèrent d’organiser une action humanitaire à l’intention des victimes et alertèrent la presse.

 

Des équipes  se forment et des associations se créent pour accueillir, en France pendant les  vacances des enfants  victimes de la  catastrophe de Tchernobyl.

 

Sur une base de journalistes et de différentes personnes du Conseil Régional l’association  Nord –Pas-de-Calais Tchernobyl est créée en 1991.   Elle a pour objet principal de permettre à des enfants victimes d’irradiation de séjourner dans des familles nordistes.

Quelques semaines d’alimentation riche en légumes,  fruits frais et  la vie au grand air permettent en effet, selon les  médecins, de reconstituer les défenses immunitaires pour plusieurs mois.

Au fil des années, différents  et éminents partenaires   rejoignent notre action,   le CHRU pour faciliter les soins,   la mairie d’Hellemmes pour nous procurer un local.

 

 

Côté Ukraine, après avoir travaillé en confiance avec une organisation

Ukrainienne   « Soyouz Tchernobyl »    nous nous sommes vite  aperçus

qu’une partie   des enfants qui nous étaient envoyés étaient des enfants

de   « sponsors ». Les charters financés par des   « hommes d’affaires »

permettaient à ceux-ci  d’imposer leurs propres enfants.   De même, les

« apparatchiks » imposaient  des enfants sur les listes,  faute de quoi les

dossiers restaient en « attente ».

Nous décidons alors de gérer les listes d’enfants et de maitriser nous-mêmes le  transport à partir de Kiev.

Dès 1994 nous commençons à collaborer avec le Centre Médical

Français à  Kiev qui  vérifie  que les  enfants   bénéficiaires le sont pour

des raisons médicales.

Après avoir concentré notre action sur certains quartiers de Kiev (les évacués de Pripiat) pendant plusieurs années, nous choisissons de visiter les villes et villages en limite de la zone interdite, zone autour de la centrale où tous les villages ont été rayés de la carte,  nous étendons notre  influence sur  les communes de Bila-Tserkva et Ivankiv puis vers la Région de Jythomyr classées zone 3, au sens des risques d’irradiation.

Nous nous rapprochons des familles vivant dans ces zones contaminées par l’intermédiaire des écoles.

Aujourd’hui ceux qui étaient enfants au moment de l’accident sont adultes et souvent parents d’enfants. Ces familles continuent à habiter en zone irradiée à des niveaux divers suivant leurs situations géographiques, hydrologiques et météorologiques ; l’air est chargé de poussière radioactive, l’eau est polluée, les animaux paissent et boivent cette contamination, les hommes se nourrissent de ces animaux, lait, viande, poissons, gibier,  légumes,….

Après avoir débuté avec des transports aériens, compte tenu de nos ressources financières et pour faire bénéficier un maximum d’enfants de ces séjours sanitaires nous avons organisé nos transports avec des bus. Nous avons constaté à partir de ce moment que les enfants finalement, bien que plus fatigués par deux jours de bus appréciaient plus ce mode de transport. Pour beaucoup, ils ne connaissent que leur village et district (sous préfecture), ce voyage c’est une occasion unique de découvrir l’Ukraine la Pologne, l’Allemagne, la Belgique et enfin la France. La traversée de l’Europe est un peu un voyage vers le futur pour eux. La transplantation d’Ukraine en France après 3 h d’avion était très brutale et déroutante pour ces enfants.

Si vous nous accompagnez cette année encore vous aurez aidé à accueillir près de 8000 enfants depuis nos débuts.